Rencontre du mois d’octobre 2013

Près de 80 personnes ont participé à cette Rencontre résidents, bénévoles, salariés du mois d’octobre.IMG_1503 (2)

Pour réfléchir ensemble aux conditions des changements accélérés que connaissent notre monde et les maisons comme les nôtres. « La générosité et le bon sentiment prétendent toujours vous rendre service pour vous aider à vivre. Mais vivre ne vit pas d’aumône. Aujourd’hui les hommes sont moins préoccupés de vivre que de résoudre le problème de leur culpabilité. L’angoisse est trop vieille pour être généreuse… »[1] D’accord. Mais comment permettre à notre générosité de devenir un lien efficace pour lutter côte à côte contre l’injustice de l’exclusion ?

Comment rendre sa force au collectif, plutôt que de faire endosser à chacun (sans grand espoir de solution) la faute et la responsabilité de sa situation ?

Que faisons-nous concrètement du droit à vivre différents et au respect de ce droit pour les autres ?

Bref nous nous proposions de mieux nous positionner sur les questions de la recherche de qualité dans la relation à l’autre, notre participation à la création d’un lieu fraternel, l’incitation à participer à la transformation des codes sociaux et des normes (sociales, techniques ou autres) dont s’est entourée notre société pour mieux juguler ses peurs. Paul Ricœur, Philippe Demeestère, Rilke ont été nos guides au long de cette matinée.

Une réflexion de qualité nous a donné à entrevoir le commencement d’un travail pour tracer, au milieu de nos jours un chemin vers l’autre : « Et ce chemin… nous conduit à un pays qui n’avait que son souffle pour escalader l’avenir. Comment montrer sans les trahir les choses simples dessinées entre le crépuscule et le ciel ? Par la vertu de la vie obstinée, dans la boucle du Temps artiste, entre la mort et la beauté. »[2]


[1] Jean Debruynne, Vivre, Desclée 1979, p. 64.

[2] René Char, De moment en moment, in Le bâton de rosier, 8. La Pléiade, NRF Gallimard, 1983, p. 803.

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