DITS

Ils vivent dans des parkings, à même le sol. Hommes ou femmes seuls, familles avec enfants aussi, ils sont plusieurs centaines à vivre ainsi, entre chaleur et moustiques. Selon un recensement récent, 26% d’entre eux occupent ces lieux depuis un an et plus dont un tiers sont présents jour et nuit.

Journal La Provence, 26 mai 2017.


Depuis le début de l’année 1720 migrants sont morts en Méditerranée. En 2016, ils étaient 5.079. Cerise sur le gâteau, un groupuscule d’extrême droite italien (sous la marque » Génération Identitaire) appelle à dons pour constituer une flottille capable de s’opposer aux actions des bateaux des ONG dépêchés sur place pour venir en aide aux naufragés. Qu’il accuse de « trafic d’êtres humains » !

Mais pas de privilège : « La mer reliant Anjouan-Mayotte reste la plus grande et grave épidémie meurtrière de la population comorienne », note le site Habarizacomores.com. Plus de 12.000 morts en 20 ans parmi celles et ceux  qui tentent de rejoindre Mayotte, cette terre française, synonyme (ici comme ailleurs) d’une Europe sensée être plus accueillante que celle qu’ils quittent. Et, sans doute, bien d’autres ailleurs encore. Est-ce donc « ainsi que les hommes vivent » ?

Libération, 31 mai, 4 juin 2017

La Provence 4 juin 2017.


Plus de deux cents jeunes migrants mineurs attendent une place pour se mettre à l’abri à Marseille… qui ne dispose que de 21 places. Les autres dorment sur les trottoirs de la ville après s’être entendu répondre : « Ayez confiance, vous serez mis à l’abri à un moment où à un autre. » (David Le Monier, directeur du service des mineurs non accompagnés des Bouches du Rhône)

La Provence, 31 mai 2017.


Selon l’observatoire des non-recours aux droits et services, ce sont chaque année près de cinq milliards d’euros de prestations familiales et de logement, 700 millions de couverture maladie universelle complémentaire ou encore 378 millions d’euros d’aide à l’acquisition d’une complémentaire santé qui ne sont pas versés à leurs ayants droit. Autrement dit, le « non-recours » est bien plus important que la fraude ». Ce qui semble satisfaire tout le monde, face au « risque de faire exploser les budgets. Cynique, mais réel. »

Le JAS, septembre 2016.

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